- 29 juil. 2025
Quoi travailler en 4e année : les essentiels à planifier lors du voyage
- Josianne - École en voyage (EEV)
- Éducation et apprentissages, Les essentiels à travailler
La 4e année, c’est la 2e année du 2e cycle. On consolide les apprentissages entamés en 3e année, tout en continuant à pousser plus loin le développement des compétences en prévision du 3e cycle. À ce stade, ton enfant devrait lire de manière plus fluide, rédiger des textes de plus en plus élaborés, mieux maitriser le raisonnement logique et commencer à s’approprier des concepts plus abstraits. Il n’y a pas énormément de nouveaux apprentissages en 4e année, mais le niveau de difficulté augmente légèrement et on s’assure d’avoir de bonnes bases pour faciliter la transition en 5e année; année qui représente souvent un plus grand défi pour les élèves.
Voilà donc les grandes lignes à prioriser en français et en mathématique tout au long de cette belle aventure.
En français
Lecture
Décoder les mots et lire avec fluidité
En 4e année, le décodage devrait être bien acquis. Certains mots plus complexes à lire et moins fréquents peuvent parfois représenter de petits défis, mais ton enfant devrait normalement être en mesure de reconnaitre rapidement les mots pour pouvoir accéder au sens du texte.
Si ce n’est pas le cas et qu’il peine à comprendre ce qu’il lit, il pourrait être pertinent d’investiguer et/ou d’obtenir un soutien plus spécialisé en orthopédagogie et/ou en orthophonie.
En plus du décodage et de la reconnaissance rapide des mots, il est ultra pertinent de continuer à travailler la fluidité. En fait, la fluidité, c’est être capable de lire avec vitesse, exactitude, expression et intonation dans le but d’accéder plus facilement au sens du texte. À la fin de la 4e année, ton enfant devrait lire des textes correspondant à son niveau de lecture de manière assez fluide.
Voilà un extrait de l’article sur les essentiels de la 3e année qui porte spécifiquement sur la fluidité et qui pourra t’aider à le travailler avec ton enfant :
Pour développer la fluidité [...], on peut utiliser des livres ou des textes dont le niveau de difficulté est assez facile. En fait, on ne veut pas avoir trop de mots nouveaux et compliqués que l’enfant pourrait avoir de la difficulté à décoder. On l’encourage alors à bien respecter les signes de ponctuation en faisant les bonnes intonations, à s’autocorriger au besoin et à lire par groupe de mots significatifs (ex.: Le petit chien / traverse la rue. VS Le petit / chien traverse / la rue.). La vitesse de lecture peut favoriser la compréhension, mais il faut faire attention à cet aspect. Ce n’est pas parce qu’on lit vite que l’on comprend. Il ne faut donc pas miser uniquement sur cet aspect pour développer la fluidité et la compréhension.
Comprendre ce qu’on lit
Au-delà du décodage et de la fluidité, ce que l’on souhaite surtout, c’est que l’enfant arrive à comprendre ce qu’il lit. En 4e année, on doit vraiment mettre l’emphase sur les 4 dimensions de la lecture : comprendre, interpréter, réagir et apprécier. Pour travailler ces 4 dimensions, on peut évidemment passer par des questions suite à la lecture. Le ministère propose d’ailleurs des exemples de questions basées sur ces 4 dimensions. D’autre part, tu peux aussi y aller de manière moins formelle en échangeant tout simplement avec ton enfant pour connaitre ses impressions, pour qu’il te résume l’histoire, pour qu’il fasse des liens avec ses expériences ou encore avec d’autres lectures. Vous pourriez même lire ensemble et discuter de votre lecture au fur et à mesure et tu pourrais agir en tant que modèle pour ton enfant. Dis tout haut les questionnements ou les liens que tu fais dans ta tête. C’est une technique pédagogique supragagnante qui s’appelle le modelage. Enfin, en 4e année, c’est aussi le moment où ton enfant commencera à lire pour accomplir différentes tâches et où il devra graduellement arriver à faire des inférences (déduire des informations implicites). Ça devient donc vraiment essentiel de comprendre ce qu’il lit… et d’intégrer des stratégies.
Bon… parlons des stratégies de lecture! Je résumerais ça en : « Y’en a une trâlée! » et ça devient souvent difficile pour les élèves de s’y retrouver. Il existe même un livre proposant 265 stratégies… D’après mon expérience, je te garantis que ton enfant ne maitrisera jamais 265 stratégies et que c’est totalement irréaliste de travailler tout ça. Si tu veux y aller de manière simple (en tout cas, c’est ce que je te suggère), commence d’abord par aider ton enfant à connaitre son intention de lecture et donc, dans quel but il lit. Les intentions de lecture peuvent être ultra variées : pour se divertir, pour apprendre quelque chose, pour trouver une information précise, pour s’inspirer et trouver des idées, pour savoir quoi visiter, pour connaitre des avis sur une activité, etc. Les intentions sont multiples et il n’y a pas de bonne ni de mauvaises intentions. Une fois l’intention identifiée, encourage ton enfant à :
faire des prédictions;
laisser des traces;
faire des liens;
organiser et valider ce qu’il lit et/ou;
relire certains passages au besoin.
That’s it!
Les stratégies de lecture à utiliser vont varier selon l’intention de lecture. Par exemple, quand on lit pour se divertir, c’est rare qu’on va laisser des traces et surligner le texte. Tu vois ce que je veux dire!? Encourage-le à être en recherche de sens et non à lire pour lire. Ça nous arrive tous à certains moments de lire avec nos yeux sans lire avec notre tête. Il faut l’amener à en être conscient et à mettre son cerveau en action pour favoriser sa compréhension.
En voyage, quand on a accès à du contenu en français, c’est le temps de maximiser la lecture dans des contextes réels. Si ce n’est pas le cas et qu’on a besoin de ressources en ligne (je suis plutôt certaine que tu ne traineras pas une grosse banque de livres dans tes bagages), la plateforme pretnumerique.ca ou la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec), sont des incontournables. Tu peux également trouver quelques applications et sites Web dans notre section Ressources.
Écriture
Bien écrire les mots
À la fin de la 4e année, on souhaite que l’enfant arrive à orthographier environ 1000 mots. Pour connaitre les mots à travailler, tu peux te référer à la liste orthographique proposée par le ministère. Connaitre 1000 mots par cœur, ça peut paraitre beaucoup. Mise sur les mots qu’il utilise fréquemment et sur ceux qu’il éprouve davantage de difficulté, mais, surtout, encourage-le à se questionner et à développer ce qu’on appelle le doute orthographique. Le doute orthographique, c’est :
Constater qu’un mot peut s’écrire de manières très variées selon les sons qu’il contient (ex.: chaise, chèze, sheize, chaise...);
Savoir qu’il existe une seule bonne manière de l’écrire selon le sens du mot (ex.: mer, mère, maire);
Être capable de douter de la manière dont on a écrit le mot;
Utiliser des outils de référence pour vérifier l’orthographe de son mot. (ex.: Dictionnaire papier ou en ligne comme Usito ou encore Antidote).
Je dis toujours à mes élèves que c’est impossible de tout connaitre par cœur, mais qu’il est important de douter et d’être capable d’utiliser les outils à notre disposition pour se vérifier. C’est ce qui nous permet de nous améliorer chaque jour.
On continue à travailler les accords
En grammaire, on continue à travailler le nom commun, le déterminant et l’adjectif. Ton enfant devra savoir qu’il s’agit de classes de mots variables, il devra être capable de les identifier dans une phrase et comprendre que le nom commun donne son genre et son nombre au déterminant ainsi qu’à l’adjectif. Il devra aussi être capable de repérer un groupe nominal (GN / Groupe du nom) et y faire les accords appropriés (genre et nombre) en plus d’accorder l’adjectif placé après le verbe être (ex.: Les enfants sont gentils.). Dans le groupe du nom, il sera possible de commencer à parler du nom commun qui est le noyau. C’est également en 4e année qu’on intègre le pronom qui peut remplacer un groupe du nom (ex.: L’avion vole au-dessus des nuages. / Il vole au-dessus des nuages.). Tu pourras mentionner à ton enfant que ce GN, qu’on peut remplacer par un pronom, occupe ainsi la fonction de sujet du verbe et qu’il donne sa personne et son nombre au verbe conjugué. De plus, quant aux pronoms, on peut commencer à aller au-delà des pronoms de conjugaison en parlant du «eux», du «les», du «me», du «qui», du «ça», etc. Même si ces pronoms n’auront pas à être acquis avant la fin du primaire, la compréhension de ce que représente un pronom est importante : c’est-à-dire qu’il sert à remplacer un mot ou un groupe de mots.
Au niveau des verbes, on continue à faire la distinction entre un verbe conjugué et un verbe à l’infinitif pour qu’il puisse ensuite les repérer dans une phrase (il peut encadrer le verbe conjugué avec ne/n’… pas et/ou ajouter un pronom devant) et identifier le temps du verbe. Tu peux parler de radical (portion du verbe qui ne change pas) et de terminaison (portion du verbe qui change selon le temps et la personne) tout en encourageant ton enfant à développer des stratégies et même, pourquoi pas, un aide-mémoire pour bien conjuguer ses verbes selon le temps et le sujet. Tu peux travailler plus spécifiquement les verbes aimer, aller, avoir, dire, être, faire et finir aux temps suivants :
infinitif présent,
indicatif présent,
indicatif imparfait,
indicatif futur simple,
futur proche,
conditionnel présent,
participe présent.
Phrase / texte
Tranquillement, ton enfant arrivera à produire des textes plus longs et plus organisés. Ses phrases seront aussi un peu plus complexes et tu pourras commencer à parler de sujet (S), de prédicat (P) et de complément de phrase (CP). Garde toutefois en tête que ces concepts grammaticaux n’ont pas à être acquis à la fin du 2e cycle. C’est le temps de s’y initier.
Pour identifier le sujet, le prédicat et le complément de phrase, on utilise des manipulations syntaxiques. C'est-à-dire qu'on peut encadrer, effacer, déplacer, dédoubler et/ou pronominaliser pour trouver les fonctions de la phrase de base.
Manipulations syntaxiques pour identifier le sujet :
-
«C’est… qui…» ou «Ce sont… qui…» (Encadrement)
Ex.: Ma famille part en voyage ce soir. / C’est ma famille qui part en voyage ce soir.
«Ma famille» est donc le sujet. Remplacer le sujet par un pronom personnel (Pronominalisation)
Ex.: Elle (remplace «ma famille») part en voyage ce soir.
Je confirme donc que «Ma famille» est le sujet en le remplaçant par un pronom.
Manipulations syntaxiques pour identifier le Complément de Phrase :
-
Enlever le CP pour vérifier si la phrase est encore correcte (Effacement)
Ex.: Ma famille part en voyagece soir.
Comme ma phrase a encore du sens sans «ce soir», ce groupe de mots serait donc le CP. -
Déplacer le CP au début ou à la fin de la phrase (Déplacement)
Ex.: Ce soir, ma famille part en voyage.
Comme je peux le déplacer au début de la phrase, je confirme une fois de plus qu'il s'agit d'un CP. -
En dédoublant le sujet avec «et cela se passe…» ou «et il / elle le fait…» (Dédoublement)
Ex.: Ma famille part en voyage et cela se passe ce soir.
Comme je peux ajouter «et cela se passe » devant «ce soir», je confirme également qu'il s'agit du CP.
Pour identifier le prédicat, on mise surtout sur l’identification du verbe conjugué à l'aide de «ne/n'... pas» et ce qui reste après avoir identifié le sujet et le complément de phase. Dans le cas de la phrase précédente, le prédicat serait donc «part en voyage».
En production écrite, on s’attend évidemment à ce que l’enfant soit capable de mettre les points aux bons endroits et qu’il s'assure d’avoir une bonne structure de phrase. C'est pourquoi il est important d'avoir une compréhension solide de la phrase de base. Je dis toujours à mes élèves : «Une phrase simple bien structurée va toujours gagner contre une phrase longue et complexe mal structurée. Alors, fais ça simple! ». Si cet aspect représente un défi pour ton enfant et qu’il a tendance à faire des paragraphes sans points, je te suggère de profiter du voyage pour mettre l’emphase là-dessus. C’est un volet très important de la compétence «écrire». Plus l’enfant arrive à formuler des phrases simples et bien construites, plus son texte sera cohérent et facile à suivre et plus il sera en mesure de bien corriger son orthographe ensuite. En ce qui a trait à la ponctuation, tu peux également travailler la virgule dans des contextes d’énumération (ex.: J’ai apporté ma brosse à dents, mon maillot, ma serviette et mon pyjama.).
Quant au texte, on continue à travailler le récit en cinq temps (situation initiale, élément déclencheur, péripéties, dénouement, situation finale) et ce que représente l’introduction, le développement et la conclusion. On l’encourage à rédiger des textes dont les idées sont liées au sujet et présentées de manière cohérente et logique. On l’amène à regrouper ses idées en paragraphes et à les développer tout en utilisant un vocabulaire varié pour éviter les répétitions. La compétence «écrire» se développe en écrivant. Il est préférable d’écrire souvent de petits textes plutôt que de longs textes une fois de temps en temps. Il sera également important d’amener ton enfant à développer et à appliquer des stratégies de révision et de correction. C’est rarement la portion que les élèves préfèrent, mais propose-lui des situations d’écriture réelles (ex.: journal de voyage, écriture d’un blogue portant sur votre voyage, rédaction de lettres pour la famille, etc.) pour rendre cette étape un peu plus significative et pertinente. Les méthodes de révision et de correction sont très variables, mais, dans les aspects essentiels à intégrer et à vérifier, il y a :
Le respect du sujet;
L’organisation et la suffisance des idées;
Le vocabulaire (riche et varié);
La syntaxe;
L’orthographe;
Les accords.
En mathématique
En mathématiques, la 4e année est vraiment la consolidation des notions vues en 3e année. C’est le moment où, pour la plupart des notions, on s’attend à ce que ce soit acquis à la fin de l’année. Tu vas voir que ce n’est pas bien bien différent et que je remâche un peu les mêmes mots. Mais tout comme ma propre répétition, c’est le temps de cibler ce qui représente un plus grand défi et de « taper sur le clou », comme on dit. La répétition, même si ça a parfois l’air ennuyant, ça fonctionne plutôt bien. Et je t'avouerais même que, d’après mes observations et mon expérience, les enfants aiment quand même ça répéter la même chose et constater leur progression. Si c’est amené sous forme de jeu ou comme un défi, ça passe encore mieux et ça donne un brin de motivation.
Sens du nombre
Nombres naturels
En 4e année, on continue donc à travailler avec les nombres naturels inférieurs à 100 000. Ton enfant peut continuer à :
dénombrer à l’aide de groupements;
mettre des nombres en ordre croissant et décroissant;
composer et décomposer des nombres;
situer des nombres dans une grille ou sur une droite numérique;
lire et écrire des nombres;
compter par bonds,
estimer et arrondir;
etc.
Tu dois continuer de mettre l’accent sur les échanges entre les groupements à l’aide de matériel (blocs en base dix et/ou tableau de numération) ainsi que sur la valeur de position des chiffres dans le nombre (ex.: dans 63 425, le chiffre 3 à la position des unités de mille, il a une valeur de 3 unités de mille, de 30 centaines, de 300 dizaines et de 3 000 unités). Tu peux revoir les notions de nombres carrés, premiers et composés tout en s’assurant qu’il se rappelle ce qu’est un nombre pair et impair. Classifier les nombres selon leurs catégories est également un bon exercice.
Fractions
Pour les fractions, on continue à s’assurer qu’il comprend bien ce qu’elles représentent (partage, division et rapport). Il doit aussi comprendre que la fraction représente un tout/un entier qu’on sépare de manière égale (dénominateur) pour ensuite en prendre une partie (numérateur). Tu peux amener ton enfant à représenter des fractions de différentes façons à partir d’un tout (ex.: une barre de chocolat) ou d’une collection (ex.: 24 coquillages). Tu peux également commencer à parler de fractions équivalentes (ex.: 1/2 = 5/10) ainsi qu’à comparer des fractions qui ont le même dénominateur afin de les ordonner (ex.: 1/10, 3/10, 4/10, 8/10). Ton enfant pourra aussi faire des liens et associer un nombre décimal ou un pourcentage à une fraction (ex.: 0,1 = 1 dixième = 1/10 ou 30% = 30/100 = 30 centièmes = 0,30). Je l’ai déjà dit dans des articles précédents, mais en arithmétique, « toute est dans toute ». De plus, utiliser les termes «dixième» et «centième» pour les fractions sur 10 et sur 100 est ultra important pour amener ton enfant à établir de bons liens entre les fractions et les décimaux. Les termes «demi», «tiers», «quart», «cinquième», etc., le sont tout autant. Enfin, tout comme je l’ai mentionné dans l’article sur les essentiels de la 3e année, « rappelle-toi que la compréhension des fractions se bâtit tranquillement et qu’il continuera à travailler cette notion jusqu’au secondaire. Mise sur la base en l’amenant à comprendre ce que ça représente. »
Décimaux
Pour les décimaux, on en revient aussi à la compréhension de ce que ça représente. Comprendre le rôle de la virgule est primordial (séparer la partie entière de la partie décimale). Comme nommé dans le paragraphe sur les fractions, amène aussi ton enfant à comprendre le lien entre les fractions et la partie décimale du nombre. Il devra aussi être en mesure de situer un nombre décimal sur une droite numérique, à composer et décomposer les nombres, à les placer en ordre croissant et décroissant, à les comparer, à faire des approximations et à trouver des expressions équivalentes, comme mentionné ci-haut (ex.: 1/10 = 1 dixième = 0,1 = 0,10). En 4e année, on s’en tient aux centièmes. Les millièmes seront vus en 5e année.
On ne le répètera jamais assez, mais comprendre le sens du nombre, c’est une base essentielle à développer chez ton enfant. Prends le temps qu’il faut, encourage ton enfant à jouer avec les nombres et à faire des liens entre les différentes représentations. Maximise les contextes réels du voyage pour le travailler sans même qu’il s’en rende compte (utilise la monnaie, le partage de nourriture, les distances parcourues, le budget, etc.).
Sens des opérations
En 4e année, on continue à travailler l’addition et la soustraction, mais on approfondit la compréhension du sens de la multiplication et on intègre la division. Pour la multiplication, on peut parler de disposition rectangulaire, d’addition répétée, de produit cartésien, d’aire, de volume et de comparaison (ex.: 2 fois plus que…). Quant à la division, on fait référence à la soustraction répétée, au partage en parties égales, à la contenance (ex.: combien de fois un nombre (le diviseur) est contenu dans un autre nombre (le dividende) ainsi qu’à la comparaison (ex.: 2 fois mois que…). On peut évidemment faire les liens avec les fractions. Propose à ton enfant de représenter les équations visuellement, à l’aide de matériel et de dessins, et encourage-le aussi à développer des processus de calcul personnels. Commence par des multiplications et des divisions simples (ex.: 3 X 5 / 16 ÷ 4) et augmente le degré de difficulté selon ses besoins. En 4e année, on s’en tient à un chiffre au multiplicateur et au diviseur. Quant au multiplicande et au dividende, ils peuvent contenir jusqu’à 3 chiffres (ex.: 345 X 4 / 138 ÷ 2). Les processus de calculs conventionnels en colonne pour la multiplication et avec le crochet pour la division seront vus au 3e cycle. Pour le moment tu peux t’en tenir à la manipulation et à la représentation visuelle. Le site et les applications de Math Learning Center peuvent être des ressources très pertinentes pour manipuler de manière virtuelle quand on n’a pas à sa disposition des blocs en base dix, par exemple.
D’autre part, même si on ne travaille pas encore la multiplication et la division à travers des processus de calcul conventionnel, on doit toutefois le travailler avec l’addition et la soustraction. Ton enfant devra donc être en mesure d’additionner et de soustraire en colonne tout en utilisant les retenues et les emprunts. Encourage-le à développer des stratégies de calcul mental pour donner encore plus de sens aux nombres. Évidemment, il doit être en mesure de laisser des traces, mais plus on arrive à manipuler les nombres mentalement, plus on les comprend. Utilise des nombres naturels ayant un maximum de 4 chiffres (ex.: 3290 + 1275). Pour les nombres décimaux, on s’en tient toujours aux centièmes (ex.: 38,21 + 20,09).
Comprendre le sens des opérations, c’est méga important pour arriver à résoudre des problèmes. Pour le travailler spécifiquement, tu peux t’en tenir à de petits problèmes de la vie quotidienne qui impliquent une ou 2 opérations, tout au plus. Ce qui est primordial, c’est que ton enfant soit en mesure de comprendre la situation (le problème) et d'identifier quelle(s) opération(s) il devra faire pour le résoudre. Enfin, assure-toi aussi qu’il comprend bien le concept d’égalité. Le signe « = » ne représente pas seulement « la réponse ». Il signifie que, de chaque côté de celui-ci, on a la même valeur, comme le principe d’une balance. Comprendre ce concept sera primordial dans les années à venir quand il fera de l'algèbre, par exemple.
Géométrie
En géométrie, c’est la même chose qu’en 3e année, on s’attarde aux prismes et aux pyramides. « Ton enfant devra les décrire en parlant de faces, de sommets et d’arêtes. Il devra aussi être capable de les classifier et de les développer. Il devra aussi apprendre à décrire des quadrilatères ainsi que des polygones convexes et non convexes en parlant de côtés parallèles et perpendiculaires et d’angles droits, aigus et obtus. La bonne nouvelle avec les polyèdres et les polygones, c’est qu’on en retrouve partout dans l’environnement, que ce soit dans l’architecture ou dans la nature. Mets ton enfant au défi d’en trouver! »
Mesures
Longueurs
Pour ce qui est des longueurs, en 4e année, tout comme en 3e année, on travaille les millimètres (mm), les centimètres (cm), les décimètres (dm) et les mètres (m). Les kilomètres seront vus au 3e cycle. Assure-toi que ton enfant est capable d’établir des relations entre les unités, mais surtout de se les représenter mentalement et visuellement. Tu peux utiliser des référents visuels concrets. Par exemple, pour les millimètres, on peut se référer à l’épaisseur d’un ongle, pour les centimètres, on utilise la largeur du doigt, pour le décimètre, la largeur de la main et pour le mètre, la longueur du bras. Évidemment, ce ne sont pas des représentations exactes et précises, mais elles donnent un ordre de grandeur et une référence concrète pour donner du sens à des termes plus abstraits. Ton enfant peut s’amuser à mesurer et à estimer la longueur des objets et tu peux travailler la notion de périmètre. Tu peux aussi parler d’aire en utilisant le terme «carrés-unités». On fait référence aux termes «aire» et «surface» sans parler de centimètres carrés ou de mètres carrés, par exemple. On reste dans les unités non conventionnelles en séparant une surface en petits carrés égaux pour représenter l’aire. En géométrie, le vocabulaire est important. N’hésite pas à mettre l’emphase sur les mots justes (ex.: longueur, largeur, hauteur, profondeur, aire, périmètre, carré, etc.).
Angles, temps, température, capacité et masse
« Au niveau des angles, ton enfant peut les comparer et développer le vocabulaire qui y est rattaché (aigu, obtus, droit), sans toutefois apprendre à les mesurer avec un rapporteur d’angles. Ça viendra plus tard. Pour le temps (jour, heure, minute, seconde, etc.) et la température (degrés Celsius), on apprend à estimer et à mesurer. On peut aussi établir des relations entre les unités de temps. Concernant la capacité (litre et millilitre) et la masse (kilogramme et gramme), tu peux tout simplement y initier ton enfant. » (Les essentiels de la 3e année) Encore une fois, assure-toi qu'il développe le vocabulaire rattaché à ces concepts.
Statistiques
Au niveau des statistiques, on peut les représenter à l’aide de diagrammes à bandes, de diagrammes à pictogrammes et de diagrammes à ligne brisée. En voyage, ce que j’aime bien, c’est qu’on peut faire des statistiques avec n’importe quoi (ex.: les animaux observés, la température, les couleurs de voitures, les émotions, etc.). Amusez-vous!
Développer son raisonnement mathématique
Quand on travaille les mathématiques, c’est rassurant d’avoir des exercices spécifiques pour chacune des notions à voir. Par contre, ce qu’il faut retenir, c’est qu’au-delà des notions, le développement du raisonnement mathématique est primordial pour assurer sa progression et le développement de ses compétences. Oui, il faut travailler les notions de manière isolée, mais il faut aussi proposer à l’enfant des situations complexes où il devra mettre à profit plusieurs connaissances. De cette façon, il pourra ainsi développer des stratégies de résolution de problème et apprendre à organiser son raisonnement ainsi que sa démarche.
Et la planification?
La 4e année est une année de consolidation avant le passage au cycle suivant. Les notions ont, pour la plupart, déjà été travaillées et on s’attend à ce que la plupart d’entre elles soient maitrisées. Même s’il n’y a pas beaucoup de nouveauté et, bien que le voyage doit laisser place à de la spontanéité, une certaine planification peut s’avérer pertinente afin de nous assurer que notre enfant maitrise bien les notions et les compétences attendues. La 5e année est une année où le niveau de difficulté est considérablement plus élevé et où plusieurs nouvelles connaissances feront leur entrée. En 4e année, c’est donc le temps de mettre l’emphase sur les défis de ton enfant et de bien planifier ce que tu devras travailler pendant cette belle aventure. Si tu as besoin d’un coup de pouce pour y parvenir, des outils de planification ainsi que des services d’accompagnement sont toujours à ta disposition.
Bonne planification et fais-moi signe au besoin!