- 8 sept. 2025
Quoi travailler en 5e année : les essentiels à planifier lors du voyage
- Josianne - École en voyage (EEV)
- Éducation et apprentissages, Les essentiels à travailler
Je commencerai cet article par : « La 5e année… Ahhhhh… la 5e année! ». Tu me vois venir? On dit souvent que la marche est haute entre la 4e et la 5e année. Il y a plusieurs nouveaux apprentissages, les tâches se complexifient et on pousse vraiment plus loin le développement de compétences. Tout devient plus élaboré, plus long et plus complexe. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde s’en sort vivant; surtout quand on prend le temps de décortiquer le tout et d’identifier ce qui est essentiel.
Dans un contexte d’école en voyage, la 5e année va peut-être te nécessiter un peu plus de temps et de travail, mais c’est totalement possible de tirer profit des expériences réelles pour travailler ce qui est au programme. Voilà donc les essentiels à mettre dans ton plan d’apprentissage!
En français
Lecture
Décoder les mots et lire avec fluidité
On ne s’éternisera pas trop sur cette portion parce que, normalement, en 5e année, la lecture de ton enfant devrait être assez fluide pour lui permettre d’accéder au sens du texte. La fluidité (vitesse, exactitude, expression et intonation) continuera à se développer, mais disons que ça devrait être pas mal acquis. S’il éprouve encore de la difficulté au niveau du décodage des mots, si tu observes beaucoup de méprises, si sa lecture est saccadée et qu’il peine à comprendre ce qu’il lit, il est possible de le soutenir grâce à des outils d’aide technologiques. Si ce que je viens de t’écrire te parle, consulte une orthopédagogue ou une orthophoniste. Elle saura te guider et t’accompagner afin de soutenir ton enfant dans ses difficultés.
Comprendre ce qu’on lit
Quand on lit, ce qui est primordial, c’est de comprendre le message qui nous est transmis via l’écrit. Ton enfant doit donc être en recherche de sens. En 5e année, c’est encore plus le cas, parce qu’il doit aller au-delà du repérage de réponses dans un texte. Ton enfant doit arriver à établir des liens entre les informations, mais aussi avec ses propres expériences, à faire des comparaisons, à déduire des informations implicites, à accomplir des tâches à partir de consignes écrites, etc. Pour l’accompagner, tu dois t’assurer de faire référence aux 4 dimensions de la lecture : comprendre, interpréter, réagir et apprécier. Même si, dans la «vraie» vie, on ne lit pas nécessairement pour répondre à des questions, tu peux te baser sur les exemples de questions proposés par le ministère afin de t’assurer de toucher aux 4 dimensions.
Au 3e cycle, évidemment, on peut s’attendre à ce que les textes soient un peu plus longs, mais surtout à ce qu’ils présentent une certaine complexité et qu’ils amènent l’enfant à les explorer plus en profondeur. On veut aussi que l’enfant explore différents types de texte et qu’il arrive à mettre à profit des stratégies de compréhension qui lui permettront d’être actif dans sa lecture et de dégager les informations nécessaires selon son intention de lecture. D’ailleurs, concernant les stratégies de lecture, comme je le mentionnais dans l’article sur les essentiels de la 4e année, « Y’en a une trâlée! ». Toutefois, si on veut faire ça simple, je te propose d’abord de soutenir ton enfant dans l’identification de son intention de lecture. « Les intentions de lecture peuvent être ultra variées : pour se divertir, pour apprendre quelque chose, pour trouver une information précise, pour s’inspirer et trouver des idées, pour savoir quoi visiter, pour connaitre des avis sur une activité, etc. ». (Les essentiels de la 4e année) Par la suite, tu peux t’en tenir à :
faire des prédictions;
laisser des traces;
faire des liens;
se questionner (organiser et valider ce qu’il lit) et/ou;
relire certains passages au besoin.
Selon l’intention de lecture, les stratégies vont varier. Par exemple, il ne serait pas nécessaire d’annoter le texte (laisser des traces), si on lit pour se divertir. Tu me suis? Amène ton enfant à être en action pendant sa lecture, à être conscient des stratégies qu’il met à profit et à constater les moments où il y a une perte de compréhension. C’est ce qui sera le plus gagnant!
Pour le travailler, je t’encourage fortement à partager des moments de lecture avec ton enfant. Sers de modèle : nomme tout haut tes questionnements, tes incompréhensions, tes prédictions, les liens que tu fais dans ta tête, fais des retours en arrière si tu as mal lu une phrase… Montre-lui les stratégies que tu appliques toi-même lors de ta lecture! On ne peut pas espérer qu’un enfant développe des stratégies de lecture si on ne lui montre pas comment faire.
Pendant le voyage, si vous avez accès à du contenu en français, c’est le temps de maximiser la lecture dans ces contextes réels. Si vous êtes au Japon, par exemple, et que le français est complètement absent de votre quotidien, plusieurs ressources en ligne sont possibles sans être obligé de trimbaler une bibliothèque dans sa valise. Je pense d’ailleurs à la plateforme pretnumerique.ca ou la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) qui sont des incontournables. Tu peux également trouver quelques applications et sites Web dans notre section Ressources.
Écriture
Bien écrire les mots
D’ici la fin de la 6e année, on s’attend à ce que l’enfant arrive à maitriser 1500 mots supplémentaires. Pour connaitre les mots à travailler, tu peux te référer à la liste orthographique proposée par le ministère. En 5e année, il doit maitriser les différentes règles contextuelles (ex.: g et c dur/doux, s entre 2 voyelles, m devant m, p, b). Il doit aussi s’approprier l’élision, c’est-à-dire l’utilisation de l’apostrophe lorsque le «que» est devant «il(s)», «elle(s)» et «on» (ex.: qu’on, lorsqu’il, puisqu’elle). Les autres règles d’emploi de l’apostrophe devraient déjà être acquises (ex.: l’éléphant, j’ai, c’est, etc.).
D’autre part, au-delà des mots à mémoriser et des différentes règles orthographiques à maitriser, il est primordial d’aider ton enfant à développer le doute orthographique.
Pour reprendre les mots du précédent article, le doute orthographique, c’est :
Constater qu’un mot peut s’écrire de manières très variées selon les sons qu’il contient (ex.: chaise, chèze, sheize, chaise...);
Savoir qu’il existe une seule bonne manière de l’écrire selon le sens du mot (ex.: mer, mère, maire)
Être capable de douter de la manière dont on a écrit le mot;
Utiliser des outils de référence pour vérifier l’orthographe de son mot. (ex.: Dictionnaire papier ou en ligne comme Usito ou encore Antidote).
C’est impossible de savoir bien écrire tous les mots, mais si on arrive à douter de l’orthographe et qu’on est en mesure d’utiliser des outils de référence pour se vérifier, «là, on est en business».
Par ailleurs, en 5e année, ton enfant devrait de plus en plus être en mesure de déduire l’orthographe d’un mot (ou du moins de le supposer) à l’aide, par exemple, de mots de la même famille, de préfixe et de suffixe, de régularités orthographiques, etc. Il doit arriver à faire appel à différentes stratégies pour bien orthographier les mots.
Petite parenthèse de l’orthopédagogue! Si tu constates qu’il mémorise difficilement l’orthographe des mots, qu’il écrit encore aux sons, qu’il ne constate pas ses erreurs, qu’il confond certains sons et/ou qu’il inverse certaines lettres, cela peut suggérer la présence d’un trouble d’apprentissage spécifique en écriture. Tout comme en lecture, des outils d’aide technologiques sont disponibles pour soutenir ses difficultés. Si ça t’inquiète, consulte une orthopédagogue ou une orthophoniste pour clarifier les besoins.
Et les accords…
En grammaire, on va un peu plus loin. Ton enfant devrait être capable d’identifier les différentes classes de mots variables (nom commun, déterminant, adjectif, verbe et pronoms de conjugaison), mais on intègre maintenant les classes de mots invariables (adverbe, préposition et conjonction). Assure-toi de voir seulement les plus fréquents tout en observant leurs positions et leurs rôles dans la phrase. Mets l’accent sur le fait que ces classes de mots sont invariables et donc, qu’elles ne s’accordent pas. Pour les déterminants, en 5e année, on commence aussi à parler des différentes sortes (possessifs, démonstratifs, numéraux). Au niveau de l’adjectif, on le met un peu plus en évidence lorsqu’il est placé après un verbe attributif (ex.: Ma valise est grosse.) et pour ce qui est des pronoms, on parle davantage des autres pronoms courants (ex.: ça, eux, le, la, lui, me, qui, etc.) tout en mettant l’accent sur le fait qu’ils peuvent remplacer d’autres groupes de mots (ex.: J’ai appelé ma grand-mère. Je lui ai parlé longtemps. / Nous avons visité un musée. Cela a été très plaisant.). Quant au verbe, on commence tranquillement à parler du participe passé employé seul ainsi qu’avec l’auxiliaire être. D’autre part, ton enfant devra être en mesure de distinguer un verbe conjugué d’un verbe à l’infinitif d’ici la fin de la 5e année. Il devra aussi être capable de repérer le verbe conjugué dans une phrase en l’encadrant par «ne/n’... pas» ainsi que de reconnaitre qu’il est le noyau du groupe du verbe.
Au niveau des accords, ton enfant devrait maintenant pouvoir appliquer les règles d’accord dans le groupe du nom. Il devrait aussi être capable d'accorder le verbe en personne et en nombre avec le sujet. D'autre part, il devra s’initier à l’accord de l’adjectif qui suit le verbe être (attribut du sujet) ainsi que l’accord du participe passé employé seul (adjectif participe) et avec l'auxiliaire être.
Quand on parle de grammaire, les enfants ont souvent un petit haut-le-cœur. Pas le tien? C’est un vocabulaire qui est souvent abstrait, c’est plein de notions qui finissent par s’entrecouper et la séquence d’enseignement proposé par la progression des apprentissages (PDA) n’est pas toujours, selon mon expérience, 100% logique et optimale. Si j’ai un conseil à te donner, surtout rendu en 5e année où on va un peu plus loin au niveau de la grammaire, c’est d’amener ton enfant à analyser des phrases selon 3 niveaux : les classes de mots, les groupes et les fonctions. En fait, chaque mot fait partie d’une famille qu’on appelle une classe de mots (nom commun, déterminant, adjectif, verbe, pronom, adverbe, conjonction, préposition). À partir de ces classes de mots, on peut les regrouper pour former des groupes (ex.: GN, GV et, éventuellement, GPrép., GAdj., etc.) et chacun de ces groupes sert à quelque chose; ils ont une fonction (sujet, prédicat, complément de phrase, complément du nom, attribut du sujet et, éventuellement, complément direct du verbe, complément indirect du verbe, etc.). Analyser des phrases sous forme d’arbres syntaxiques peut aussi permettre de mieux voir les liens entre les différents termes et de mieux comprendre le tout. Cela lui permettra aussi de mieux comprendre et de retenir le fonctionnement des accords ainsi que la composition de phrases bien structurées. Un incontournable pour développer la compétence à écrire des textes variés.
Voilà un exemple d'analyse de phrase grâce à l'arbre syntaxique :
Au niveau de la conjugaison, on commence à intégrer les temps composés. On parle principalement du passé composé, mais ce qu’on souhaite surtout, c’est que ton enfant comprenne qu’un temps composé est formé de l’auxiliaire être ou avoir à un temps simple (indicatif présent, imparfait, futur simple, etc) ainsi que d’un verbe au participe passé. Les temps à l’étude en 5e année sont :
Infinitif présent
Indicatif présent
Indicatif imparfait
Indicatif futur simple
Indicatif conditionnel présent
Indicatif passé simple à la 3e personne du singulier et du pluriel
Subjonctif présent
Impératif présent
Participe présent
Participe passé
Indicatif passé composé
Assure-toi de mettre l’emphase sur la compréhension du radical et de la terminaison et d’intégrer les verbes qui se terminent par -cer (ex.: commencer) et -ger (ex.: manger). En plus, tu peux travailler les verbes rendre, prendre, mettre, tenir, venir, dire, faire, devoir, partir, pouvoir, savoir, voir, vouloir et ouvrir. Cependant, au-delà de la maitrise de tous ces verbes à tous ces temps, il est important d’amener ton enfant à développer des stratégies et peut-être même un aide-mémoire contenant les terminaisons, pour bien conjuguer ses verbes selon le temps et le sujet.
Phrase / texte
En 5e année, ton enfant produira des textes de plus en plus longs, organisés et développés. Ses phrases seront plus complexes, il s’initiera aux différents types de phrases (déclaratives, interrogatives et impératives) et il comprendra de mieux en mieux les différents constituants de la phrase de base : le sujet, le prédicat et le complément de phrase. À la fin de sa 5e année, il devra être capable d’identifier ces constituants à l’aide de manipulations syntaxiques.
Voici un extrait de l’article sur les essentiels de la 4e année concernant les différentes manipulations :
Manipulations syntaxiques pour identifier le sujet :
«C’est… qui…» ou «Ce sont… qui…» (Encadrement)
Ex.: Ma famille part en voyage ce soir. / C’est ma famille qui part en voyage ce soir.
«Ma famille» est donc le sujet.Remplacer le sujet par un pronom personnel (Pronominalisation)
Ex.: Elle (remplace «ma famille») part en voyage ce soir.
Je confirme donc que «Ma famille» est le sujet en le remplaçant par un pronom.Manipulations syntaxiques pour identifier le Complément de Phrase :
Enlever le CP pour vérifier si la phrase est encore correcte (Effacement)
Ex.: Ma famille part en voyagece soir.
Comme ma phrase a encore du sens sans «ce soir», ce groupe de mots serait donc le CP.Déplacer le CP au début ou à la fin de la phrase (Déplacement)
Ex.: Ce soir, ma famille part en voyage.
Comme je peux le déplacer au début de la phrase, je confirme une fois de plus qu'il s'agit d'un CP.En dédoublant le sujet avec «et cela se passe…» ou «et il / elle le fait…» (Dédoublement)
Ex.: Ma famille part en voyage et cela se passe ce soir.
Comme je peux ajouter «et cela se passe » devant «ce soir», je confirme également qu'il s'agit du CP.Pour identifier le prédicat, on mise surtout sur l’identification du verbe conjugué et ce qui reste après avoir identifié le sujet et le complément de phase.
Au niveau de la ponctuation, on s’attend évidemment à ce qu’il utilise adéquatement le point à la fin d’une phrase déclarative simple. En plus de l’utilisation de la virgule dans des contextes d’énumération, il sera possible de commencer à parler de la virgule pour isoler un complément de phrase au début de la phrase. Tu pourras aussi l’initier aux différents signes de ponctuation qui servent à rapporter les paroles dans un dialogue ( : « »).
En production écrite, on s’attend à ce qu’il produise des phrases plus complexes en utilisant, par exemple, les mots «qui», «avec», «comme» «parce que», etc. On souhaite qu’il précise ses idées à l’aide de compléments de phrases et d’adverbe, qu’il choisisse un vocabulaire plus précis et qu’il opte pour un registre de langue adéquat (ex.: utilisation du «vous» selon le destinataire). D’autre part, il devra tranquillement arriver à intégrer des marqueurs de relation et à diviser son texte en paragraphes. La pertinence et la suffisance des idées de même que la présentation des informations dans un ordre logique et chronologique sont importantes. En 5e année, il devra être en mesure de bien comprendre le rôle de l’introduction et du développement et il devra s’initier au rôle de la conclusion. Au 3e cycle, c’est vraiment le moment où on souhaite que l’enfant travaille et améliore son texte. On continue à s’intéresser au récit en 5 temps (situation initiale, élément déclencheur, péripéties, dénouement, situation finale), mais on doit aussi aborder d’autres types de textes, comme le texte d’opinion. En fait, ce type de texte est généralement proposé à la fin de la 6e année comme production écrite ministérielle.
Comme mentionné dans l’article précédent :
La compétence « écrire » se développe en écrivant. Il est préférable d’écrire souvent de petits textes plutôt que de longs textes une fois de temps en temps. Il sera également important d’amener ton enfant à développer et à appliquer des stratégies de révision et de correction. C’est rarement la portion que les élèves préfèrent, mais propose-lui des situations d’écriture réelles (ex.: journal de voyage, écriture d’un blogue portant sur votre voyage, rédaction de lettres pour la famille, etc.) pour rendre cette étape un peu plus significative et pertinente. Les méthodes de révision et de correction sont très variables, mais, dans les aspects essentiels à intégrer et à vérifier, il y a :
Le respect du sujet
L’organisation et la suffisance des idées
Le vocabulaire (riche et varié)
La syntaxe
L’orthographe
Les accords
En mathématique
En mathématiques, la 5e année est une grosse année. Tout comme en français, on ajoute plusieurs nouvelles notions. Même s’il y a beaucoup de matière à voir, je te suggère fortement de ne pas aller trop vite et de prendre le temps d’amener ton enfant à établir des liens entre les différentes notions; surtout lorsqu’il est question de fractions, de décimaux et de pourcentages.
Sens du nombre
Nombres naturels
Pour cette première année du 3e cycle, on travaille avec les nombres naturels inférieurs à 1 000 000. Amène ton enfant à :
dénombrer à l’aide de groupements;
mettre des nombres en ordre croissant et décroissant;
composer et décomposer des nombres;
situer des nombres dans une grille ou sur une droite numérique;
lire et écrire les nombres;
compter par bonds,
estimer et arrondir;
etc.
Tout comme en 4e année, «tu dois continuer de mettre l’accent sur les échanges entre les groupements à l’aide de matériel (blocs en base dix et/ou tableau de numération) ainsi que sur la valeur de position des chiffres dans le nombre (ex.: dans 63 425 le chiffre 3 à la position des unités de mille a une valeur de 3 unités de mille, de 30 centaines, 300 dizaines et de 3 000 unités). » Tu dois aussi continuer à travailler les notions de nombres carrés, premiers, triangulaires, composés, pairs et impairs. D’autre part, c’est en 5e année qu’on intègre les exposants.
Fractions
Pour les fractions, on continue de s’assurer qu’il est capable de les représenter de différences façons à partir d’un tout ou d’une collection et on commence à les situer sur une droite numérique. Assure-toi aussi que ton enfant comprend bien le sens de la fraction (partage, division, rapport) et qu’il n’applique pas simplement des trucs. En 5e année, on continue de s’intéresser aux fractions équivalentes et d’ordonner des fractions qui ont le même dénominateur. Par contre, on va un peu plus loin en ordonnant aussi des fractions dont les dénominateurs sont les multiples des autres ainsi que des fractions qui ont les mêmes numérateurs. Enfin, on continue à établir des liens entre un nombre décimal, un pourcentage et une fraction. Amène ton enfant à donner du sens à la fraction et à bien comprendre ce qu’elle représente.
Décimaux
Au niveau des décimaux, on intègre les millièmes. On continue à :
les représenter de différentes façons (de manière imagée et concrète);
lire et écrire des nombres en notation décimale;
composer et décomposer des nombres;
comprendre les expressions équivalentes (ex. : 12 dixièmes = 1 unité + 2 dixièmes = 1,2);
les situer sur une droite numérique;
estimer et arrondir;
ordonner en ordre croissant et décroissant;
etc.
Nombres négatifs
Petite nouveauté de la 5e année : les nombres négatifs! Tu peux montrer à ton enfant à les lire, à les écrire, à les situer, à les comparer et à les ordonner. Tu peux également lui montrer la touche « -/+ » sur la calculatrice. En voyage, la température et l’altitude peuvent être des références très intéressantes pour travailler cette notion.
« On ne le répètera jamais assez, mais comprendre le sens du nombre, c’est une base essentielle à développer chez ton enfant. Prends le temps qu’il faut, encourage ton enfant à jouer avec les nombres et à faire des liens entre les différentes représentations. Maximise les contextes réels du voyage pour le travailler sans même qu’il s’en rende compte (utilise la monnaie, le partage de nourriture, les distances parcourues, le budget, etc.).» (Les essentiels de la 4e année)
Sens des opérations
Lorsqu’il est question des opérations, il faut s’assurer que ton enfant est en mesure d’identifier l’équation à faire selon la situation rencontrée. Il doit aussi comprendre ce que représente le signe « = ». Afin de simplifier des apprentissages futurs, notamment en algèbre, ton enfant doit savoir qu’il s’agit d’une égalité de chaque côté du signe « = » et non uniquement de la réponse.
Au 3e cycle, c’est le moment de commencer à travailler les chaines d’opérations et la priorité des opérations. Tu connais PEMDAS (Parenthèse, Exposant, Multiplication/Division, Addition/Soustraction)? C’est aussi le moment où on s’attend à ce que les tables de multiplications et de divisions soient bien maitrisées. Quand il est question de multiplication et de division, on va le travailler à l’aide de processus conventionnels en colonnes (multiplication) ainsi qu’avec le crochet (division), mais on peut encore continuer à le travailler à l’aide du calcul mental et de processus personnels. Pour la multiplication, on peut utiliser des nombres à 3 chiffres pour le multiplicande et à 2 chiffres pour le multiplicateur (ex.: 345 X 12). Quant à la division, le dividende peut contenir 4 chiffres et le diviseur 2 chiffre (ex.: 1488 ÷ 12). Au niveau du quotient (la réponse de la division), on s’arrête aux centièmes. D’autre part, tu peux amener ton enfant à décomposer des nombres en facteurs premiers, à trouver la puissance d’un nombre ainsi qu’à connaitre les critères de divisibilité par 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10.
Au niveau des opérations sur les fractions, on travaille l’addition et la soustraction en s’assurant de les mettre sur le même dénominateur. Assure-toi de proposer des fractions dont le dénominateur de l’un est le multiple de l’autre (ex.: 4/8 + 9/24). Tu peux également initier ton enfant à la multiplication d’une fraction par un nombre naturel ainsi que de réduire une fraction à sa plus simple expression. Au-delà des notions, le vocabulaire, tel que le terme «fractions irréductibles», est important à développer.
Quant aux opérations sur les décimaux, pour la multiplication, on s’en tient à un résultat qui va jusqu’aux centièmes (ex.: 3,4 X 2,6 = 2,84. Quant à la division, on peut diviser un nombre décimal par un nombre naturel inférieur à 11 (ex.: 12,30 ÷ 5).
« Comprendre le sens des opérations, c’est ultra important pour arriver à résoudre des problèmes. Pour le travailler spécifiquement, tu peux t’en tenir à de petits problèmes de la vie quotidienne qui impliquent une ou 2 opérations, tout au plus. Ce qui est primordial, c’est que ton enfant soit en mesure de comprendre la situation (le problème) et à identifier quelle opération il devra faire pour le résoudre. » (Les essentiels de la 4e année) Il devra également s’entrainer à appliquer des processus conventionnels de calcul et apprendre à faire des opérations sur des fractions et des nombres décimaux.
Géométrie
En géométrie, il y a beaucoup de nouveautés en 5e année. On continue à travailler le plan cartésien, mais cette fois-ci, on intègre les 4 quadrants. Ceci fera un lien avec l’intégration des nombres négatifs. D’autre part, on s’intéresse beaucoup plus aux triangles. Ton enfant devra être capable de les décrire (scalène, rectangle, isocèle et équilatéral) ainsi que de les classifier. Tu pourras également l’amener à décrire le cercle en observant le rayon, le diamètre ainsi que la circonférence. Tu pourras aussi parler d’angle au centre du disque. Enfin, c’est également en 5e année qu’on parle de la relation d’Euler (Sommet + Faces - 2 = Arêtes) avec les polyèdres. On doit aussi travailler le développement de la surface de ceux-ci.
En voyage, on retrouve de la géométrie partout; surtout dans l'architecture. Gardez l'oeil ouvert pour pouvoir le mettre à profit et poursuivre les apprentissages autrement dans le quotidien.
Mesures
Longueurs
Quand il est question d’unités de mesure de longueur, en 5e année, on continue à travailler les millimètres (mm), les centimètres (cm), les décimètres (dm) ainsi que les mètres (m), mais on ajoute les kilomètres (km). Être capable de se représenter mentalement ces longueurs est un atout important pour aider l’enfant à donner du sens à celles-ci. Cela lui permet aussi de vérifier si ses réponses sont logiques. Par exemple, s’il doit déterminer la distance parcourue lors d’une randonnée et qu’il obtient un résultat de 33 cm, il doit arriver à prendre conscience que son résultat n’est pas logique; à moins qu’il soit question de la distance parcourue par un ver de terre! Ah! D’autre part, il doit être en mesure d'estimer, de mesurer et d’établir des relations entre les unités de mesure. Quant à la notion de périmètre, celle-ci devrait être acquise. Par ailleurs, il pourra continuer à travailler l’aire ainsi que le volume à l’aide d’unités conventionnelles (cm², dm², m² / cm3, dm3, m3). N’hésite pas à mettre l’emphase sur le vocabulaire associé à ces notions. Celui-ci doit être bien maitrisé pour que ton enfant puisse les appliquer dans différentes situations.
Angles, temps, température, capacité et masse
Au niveau des angles, en 5e année, on intègre l’estimation et la mesure en degrés. Apporte donc un rapport d’angle dans tes bagages! Ça pourrait être pratique. Amène aussi ton enfant à estimer et à mesurer des capacités ainsi que la masse à l’aide d’unités conventionnelles et non conventionnelles. En termes d'unités conventionnelles, tu peux faire référence au litre et au millilitre ainsi qu'au kilogramme et au gramme. Tu peux l’amener à constater qu’un litre est égal à 1000 ml et qu’un demi-litre représente donc 500 ml. Pour la masse, tu peux faire le même parallèle : 1 kg = 1000 g et qu'un demi kg = 500 g. Concernant le temps, il est important d’amener ton enfant à établir des relations entre les différentes unités de mesure (année, mois, semaine, jour, heure, minute, seconde) ainsi qu’à estimer et mesurer le temps. Dans les problèmes mathématiques, les unités de temps représentent souvent un défi pour les élèves. Finalement, l'estimation et la mesure en °C est toujours d'actualité pour la température.
Statistiques
Au niveau des statistiques, on peut les représenter à l’aide de diagrammes à bandes, à pictogrammes, à ligne brisée et, nouveauté de la 5e année, circulaire. Utilise le contexte du voyage pour faire des statistiques. Il y a vraiment plein de possibilités : les animaux observés, la température, les couleurs de voitures, les émotions, etc.
Développer son raisonnement mathématique
En mathématique, on peut souvent être tenté de travailler uniquement les notions. Par contre, ce qu’il faut garder en tête, c’est qu’il est primordial d'amener notre enfant à développer des compétences et donc, à réfléchir et résoudre des problèmes. Il faut ainsi lui proposer des situations complexes où il devra mettre à profit un ensemble de connaissances. Il devra aussi développer des stratégies de résolution de problèmes et apprendre à organiser son raisonnement et sa démarche.
Et la planification?
Comme mentionné au début de cet article, la 5e année, c’est une grosse année! Il y a plusieurs nouvelles notions et celles-ci s’entrecoupent beaucoup. S’il y a une année où la planification est vraiment importante, je crois que c’est celle-là. Dans un contexte de voyage, ça peut parfois devenir plus difficile d’intégrer tout ça dans le quotidien, mais plus on sait où on s’en va, plus il sera possible de prendre la balle au bond quand des situations réelles et pertinentes se présenteront. Si tu as besoin d’un coup de pouce pour y voir plus clair ainsi que pour planifier tout ce qui devra être travaillé pendant votre aventure, n’hésite pas à te référer à notre plan d’apprentissage à personnaliser ainsi qu’à nos services d’accompagnement.
Bonne planification!